Placée en redressement judiciaire, puis en plan de continuation en 2019, cette association de service à la personne, située dans la Loire,est repartie plus forte que jamais en 2023. Un rebond qui n’a impliqué ni licenciement, ni rachat par un repreneur extérieur ou fond de pension, mais l’engagement et la détermination de ses 300 salariés à relancer une entreprise à laquelle ils sont attachés.
L’équipe dirigeante de Pléiades a travaillé pendant une année à un rebond en Scop, afin de dépasser les difficultés qui plombaient toute perspective d’avenir et la possibilité de rembourser la dette prévue par le plan de continuation. Parmi les sujets à solutionner, il y avait d’abord une tarification qui ne permettait pas de couvrir les coûts de fonctionnement et mettait à mal le modèle économique. Il y avait ensuite une difficulté à garder les salariés occasionnant un manque de main d’œuvre récurrent. Et enfin un modèle associatif avec une gouvernance à bout de souffle.
« Nous nous sommes relevés les manches et nous sommes devenus co-entrepreneurs de notre réussite » explique Christophe Damiron, aujourd’hui directeur général de la Scop Les Pléiades. Depuis juillet 2022, l’équipe des Pléiades a donc construit brique après brique son projet, avec l’appui des consultants de Transméa : nouvelle politique de tarification pour un projet économique viable, émergence d’une équipe de direction, diversification des activités, comme le développement d’un service de conciergerie.
« Dès le début, nous avons eu un attachement fort de l’ensemble des salariés au projet de coopérative » indique Meryem Yilmaz, Directrice développement de Transméa. « Le projet coopératif, porté par l’équipe de direction, a reçu le soutien de plus de 80 % de l’équipe ».
Forts de cet attachement à leur métier, à leur structure mais aussi à leurs 3 000 bénéficiaires, 87 salariés ont décidé d’investir un mois de salaire net au capital de leur entreprise dont ils sont devenus associés. Ensemble, ils ont réuni 150 000€, auxquels sont venus s’ajouter 200 000 € investis par Transméa, 250 000€ de France Active, 200 000€ de Socoden, 400 000€ du Crédit Coopératif et 150 000€ de la Scic 3 Colonnes, soit un plan de financement global de 1 350 000 €.
« On a enfin les moyens financiers et humains de sauver et développer les Pléiades » conclut Christophe Damiron.